Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) affectionnait considérablement les enfants d'Ali et de Fatima, El Hassan et El Houceïne (que Dieu les agrée), invoquant Dieu: "O Mon Dieu ! Je les aime, aimes les et aimes tous ceux qui les aiment." Il (salut et bénédiction sur lui) les emmenait avec lui à la Mosquée et jouait avec eux.
Fatima (que Dieu l'agrée) était une femme qui n'attachait pas d'importance aux choses de la vie, elle était très pieuse. A son sujet, rapportait l'Imam El Béihaqi (que Dieu ait son âme), selon le rapport de la bataille d'Ohod: Les femmes des Emigrés et des Ansars sortirent de Médine avec sur leur dos le ravitaillement des fidèles, Fatima (que Dieu l'agrée) fut parmi elles, voyant son père (salut et bénédiction sur lui) la face en sang, elle courut l'enlacer et lui nettoyer le visage, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) disait: "Le courroux de Dieu est plus terrible contre ceux qui ont osé ensanglanter le visage de Son Prophète".
Elle fut présente dans plusieurs combats. Les batailles du fossé, de Khaïbar et lors de la conquête de la Mecque. Elle était affectueuse et réconfortante pour sa famille, Elle pleura amèrement lors du décès de son cousin Djaafar (que Dieu l'agrée), fils de Abi Talib.
Lors de l'entrée triomphale du Prophète (salut et bénédiction sur lui) à la Mecque, Fatima (que Dieu l'agrée) rendit visite à ses proches et ses amis. Ali (puisse Dieu l'honorer) rendit visite à sa famille. Il est rapporté qu'un jour, Ali (puisse Dieu l'honorer) voulut se marier avec la fille d'Abou Djahl qui était un infidèle qoreichite et qui combattait le prophète et les musulmans, la nouvelle arriva aux oreilles de Fatima (que Dieu 'agrée), non seulement elle refusa, mais, elle le rapporta au Prophète (salut et bénédiction sur lui) qui tressaillit. Il (salut et bénédiction sur lui) monta sur la tribune de la mosquée et dit: "O braves gens Fatima est une denrée très chère à mes yeux. Il m'est parvenu que la famille fils de Hicham, famille d'Abi Djahl veulent marier leur fille à Ali fils de Abi Talib. Je ne leur permettrez pas cela, mais si c'est ce que désire Ali, qu'il répudie ma fille et qu'il épouse la leur. Je ne puis rendre licite ce qui est illicite et réciproquement". Rapporté par El Boukhari et Muslim.
Il était hors de question que la fille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) cohabite avec la fille de l'ennemi de Dieu, de Son Prophète, des Musulmans et de l'Islam. Voilà pourquoi le Prophète (salut et bénédiction sur lui) se mit en colère. En apprenant cela, Ali (que Dieu l'agrée) changea d'avis, arriva chez lui demanda pardon à Fatima (que Dieu l'agrée) et se réconcilia avec elle, lui promettant de ne jamais l'échanger par une autre. La vertueuse Fatima (que Dieu l'agrée) lui répondit : Que Dieu te pardonne, ô Fils de l'oncle.
Après le pèlerinage d'adieu, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) revint à Médine et tomba malade. Fatima (que Dieu l'agrée) se consacra à lui lors de sa maladie. Lorsqu'il (salut et bénédiction sur lui) sentit son heure arrivée. Il la fit approchée et lui chuchota quelques mots dans l'oreille, elle se mit à pleurer. Il lui chuchota de nouveau quelques mots à l'oreille, cette fois-ci, elle se mit à rire. Aïcha (que Dieu l'agrée): Je ne t'ai jamais vu aussi heureuse, pour un jour de chagrin comme celui-ci. Pourquoi? Fatima (que Dieu l'agrée) répondit : Je ne puis révéler le secret du Prophète (salut et bénédiction sur lui).
Il mourut (salut et bénédiction sur lui). Fatima et les Musulmans (que Dieu les agrée) furent dans une affliction sans précédent. Un jour, arriva Aïcha (que Dieu l'agrée) lui demanda: "Qu'est-ce ton père t'avais confié avant de mourir. Elle (que Dieu l'agrée) répondit que le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) lui avait dit: "L'ange Gabriel me récitait chaque année une fois le Coran, cette année il me l'a récité deux fois. J'ai compris que mon heure avait sonné. Tu seras la première de ma famille à me suivre, et oui." J'avais pleuré puis il (salut et bénédiction sur lui) ajouta "N'es-tu pas satisfaite d'être dans l'au-delà la souveraine des femmes du monde?" J'ai souri.
Fatima (que Dieu l'agrée) rendit l'âme, sa toilette funéraire fut, comme elle l'avait sollicitée faite par Asma'a fille de Oûmis femme d'Abou Bakr et Ali (que Dieu les agrée). Pour l'inhumer, descendirent dans sa tombe, El Abbas et El Fadl Fils de Abbas (que Dieu les agrée) qui l'ensevelirent de nuit au cimetière d'El Baqiî. Les émigrés et les Ansars prièrent pour elle. La promesse de son père (salut et bénédiction sur lui) fut authentique, elle fut la première à le suivre parmi les gens de sa famille. Que Dieu soit satisfait d'elle et de ses enfants.
In "Les femmes, filles du prophète, condisciples vertueuses", de Hadja FDAL, traduction Hebri BOUSSEROUEL. Edition la Plume Universelle, 1996.
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